Intérieur
là où j'habite
Cycle de lectures 
M'man / Au pied du Fujiyama / Cramée

Genèse du projet :

 

Dans le contexte sanitaire du moment, il nous a semblé important de consolider les liens avec ces jeunes spectateurs, privés de l’espace théâtral traditionnel qui leur permet de rêver et d’interroger leur présent tourmenté. Depuis l’été 2020, nous avons mis en place, avec deux comédiens de génération différente, un cycle de lectures, intitulé "Là où j’habite", pour interroger la manière dont l’homme construit, rêve, revendique ou investit par sa présence, un territoire, qu’il soit géographique, intime ou social.

M'man 
de fabrice melquiot
L'Arche Editeur - Agence Théâtrale
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Un dialogue mère-fils qui interroge avec drôlerie et fulgurance, la problématique de l’émancipation et celle, contradictoire, d’un retour aux sources. Immersion à Modane, en Savoie, une petite ville encaissée dans les montagnes proches de l’Italie. Il ne s’y passe pas grand-chose, pour ainsi dire, rien. C’est trop haut et le travail ne monte pas jusque- là. Pour bien faire, il faudrait passer le concours pour entrer à la SNCF ou alors être perchman à Valfréjus. Même quand on est intelligent, beau, courageux et bardé de diplômes ?...

Prochaines dates :

12 mai 2021 à 16h : Lycée Pontonniers, Strasbourg (67) 

Echange avec les élèves de Gwenaëlle Hebert, dans la continuité de la lecture

Dates passées : 

08 et 09 mars 2021 : Représentation au lycée Marcel-Rudloff, Strasbourg (67)
Classes de secondes et premières.

DISTRIBUTION

interprètes :  hélène schwaller et milàn morotti

mise en voix : Catherine Javaloyès 

costumes : violette graveline

durée : 55 minutes

accessible à partir de 13 ans 

temps d'échange en fin de lectures dans les collèges et lycées

au pied du fujiyama 
de jean cagnard
Editions Espace 34

Ou le portrait des êtres qui vivent « au pied du Fujiyama », colline symbolique de notre inscription dans un temps et un espace donné. L’auteur interroge la question de la mémoire, de l’immigration, de l’appartenance à un lieu, une histoire. Quelles forces portent chacun à fuir, à rêver à la fuite, à rester, à être heureux de rester ? Certains sont là depuis toujours, accrochés aux racines, d'autres ont fait le choix de s'installer, attirés par l’espace. Et puisqu’ il n’y a plus rien, il y a tout....

Prochaines dates :

Dates passées : 

13 août 2021 : Festival Les Estivales, Le Diapason à Vendenheim (67)

DISTRIBUTION

interprètes :  hélène schwaller et milàn morotti

Musique originale : pascal doumange

mise en voix : Catherine Javaloyès 

geste scenographique : violette graveline

durée : 55 minutes

accessible à partir de 13 ans 

échange en fin de représentation dans les collèges et lycées

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cramée
de sylvain levey
Texte inédit

Le mot de l'auteur : 

Chloé a quinze ans. Chloé veut reprendre la ferme familiale. Reprendre mais pas reproduire ni refaire. Chloé veut inventer sa propre façon de cultiver la terre. Arès vient d’Italie. Arès ne sait pas trop ce qu’il veut faire. Arès a perdu ses racines, il doit d’abord trouver où s’installer pour reconstruire. Ce quelque part c’est peut-être dans le sillage de Chloé. Donovan a un prénom des années quatre-vingt. Donovan est petit et maigre. Tout le monde pense que Donovan fait partie de ces gens-là qui n’aiment pas comme il faut. Donovan est le parfait bouc émissaire, ici les gars sont grands et forts. Tous les trois étaient faits pour s’entendre. La poubelle du lycée agricole a cramé. Sur le tableau, dans une des classes est écrit : C’é moi ki è cramais la poubel. On ne sait pas qui a brûlé la poubelle. Peut-être un de ces trois-là. Pourquoi cramer une poubelle ? Pour montrer qu’on existe ? Pour montrer sa colère ? On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans mais la colère est saine quand on a quinze ans. Peut-être est-ce juste le plaisir du désordre. Faire vaciller l’ordre établi pour trouver un peu de liberté, sa liberté. L’ordre c’est le conservatisme, Chloé, Arès et Donovan l’ont compris, ce n’est pas en respectant les règles du village qu’ils s’épanouiront. Et si parfois désobéir c’était gagner un peu en liberté ?

Prochaines dates :

DISTRIBUTION

interprètes :  hélène schwaller et milàn morotti

mise en voix : Catherine Javaloyès 

geste scenographique : violette graveline

durée : 50 minutes

accessible à partir de 13 ans 

échange en fin de représentation dans les collèges et lycées

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