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En ouverture des « Conversations à Strasbourg », les comédiens Catherine Javaloyès et Jean-Marie Holterbach ont lu des textes de Georges-Arthur Goldschmidt et de Boris Pahor, à l’hôtel de ville de Strasbourg.

La ville de Strasbourg, en partenariat avec la librairie Kléber, propose jusqu’au 17 février un itinéraire à travers la diversité des langues de notre continent et offre une série de rencontres et de manifestations. Parmi les invités, Alexandre Adler, Hans-Christoph Buch, Jean-Claude Carrière, Georges-Arthur Goldschmidt, Andreï Makine, André Markowicz, Boris Pahor et Paul Ricoeur. Le thème de cette nouvelle édition, « Passeurs et Traducteurs », donnera la priorité aux dialogues et aux échanges.

Catherine Javaloyès et Jean-Marie Holterbach ont pris place dans la salle de réception de la mairie, place Broglie. L’attrait du décor cédera bientôt la place à la richesse des mots, à l’imaginaire exprimé par les deux écrivains. Les comédiens entament la narration de deux livres de Georges-Arthur Goldschmidt ( La Traversée des fleuves, Le Poing dans la bouche ). Suit la lecture de deux romans de Boris Pahor ( Arrêt sur le Ponte-Vecchio, La Porte dorée ). Les deux liseurs ont choisi des extraits de ces ouvrages, exercice qui requiert une concentration sans faille de l’auditoire.

 

Contraste

 

Voix douce et déterminée, Catherine Javaloyès lit avec froideur et méticulosité les descriptions ou les actions de l’auteur. Le contraste est d’autant plus grand lorsqu’elle s’investit d’un personnage, jouant les dialogues avec justesse. Jean-Marie Holterbach, au grain de voix chaleureux, traduit parfois en allemand le texte français. Ensemble, ils ont magnifié les textes de ces écrivains.

Georges-Arthur Goldschmidt, auteur, traducteur de Nietzsche et de Kafka, est né en 1928 à Hambourg et émigra en France en 1939. Sa langue maternelle, source de ses premiers émerveillements, fut également celle de l’horreur nazie. Aussi, sa découverte de la langue française lui fut-elle salvatrice et libératrice. Autre témoin et victime du fascisme, Boris Pahor, né à Trieste en 1913, est une des grandes figures de la littérature européenne. Ce romancier, qui écrit en slovène ( sa langue maternelle ), vient de publier « La Porte dorée ».

 

A.Px.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Vendredi 13 Février 2004. - Tous droits de reproduction réservés