Accueil du site / Les spectacles / Petites Pauses Poétiques, etc. , d’après des textes de Sylvain Levey, Ed. Théâtrales / Le spectacle / L’auteur, son univers, sa langue

 

Sylvain Levey, né en 1973, est comédien et auteur. Il publie ses premiers textes en 2004 : Ouasmok ? dans la collection Jeunesse des éditions THEATRALES (prix SACD de la pièce jeune public, 2005), Par les temps qui courent dans La scène aux ados vol.1 aux éditions Lansman. Un recueil de textes paraît sous le titre générique d’ Enfants de la middle class . Il regroupe : Ô ciel la procréation est plus aisée que l’éducation, Juliette (suite et fin trop précoce), Journal de la middle class occidentale , aux éditions THEATRALES en 2005. Chez ce même éditeur il publie Pour rire pour passer le temps et Petites Pauses Poétiques en 2007. « Influencé par les romanciers américains notamment (Hubert Selby Junior, John Kennedy Toole, Jonathan Franzen, etc.) Sylvain Levey s’affranchit des clichés, des conventions du théâtre contemporain français pour écrire un théâtre qui questionne, qui éveille le jeune public comme les plus grands, sans édification ni moralisation »

 

La langue

La langue de Levey est une projection directe de nos vécus, émouvante, grinçante et amusante. À la façon du trait fin de certaines bandes dessinées, elle raconte quelques explorations de l’âme humaine tendrement drôles entre deux petites tragédies de l’existence. Les textes de Sylvain Levey, brefs, coup de poing parfois, sont des lames instantanées, courtes et tranchantes, tendres et cruelles, aux fins autant abruptes qu’en suspension. Rattachées les unes aux autres, ces perles de langage finissent par entrer en résonnance, se faire écho, obéir aux règles d’un jeu de scène qui bousculent les traditionnelles notions de représentation. Cette écriture n’est qu’apparemment simple. Sans dénoncer, elle fait allusion. Alors, la situation drôle et légère se révèle un portrait d’humains parfois impitoyables.

 

L’univers

L’auteur pose un regard d’entomologiste sur une jeunesse qui cherche à s’émanciper, à trouver sa place . Dans ses boîtes, il aligne un monde fait de drôles de drames avec leurs héros occupés à leurs petits branle-bas de combats ordinaires. Dans une constellation de situations quotidiennes bien identifiables vues par l’enfant et l’adolescent, on retrouve la vie de tous les jours. On y interroge la place du père, de la mère, de la figure de l’autorité, de l’exclu. On sourit, bien obligés, à de nouveaux visages de la famille qui donnent un peu le tournis. C’est un adolescent qui découvre l’amour, l’autre et les sens possibles de la vie. C’est une galerie de premières fois : jeux de regards sans complaisance sur la fleur de l’âge, la face du monde, ici, en ce moment, avec ses cruautés, sur cette jeunesse et au bout du compte, tendu vers cet adulte que nous sommes devenus, un simple miroir.