Accueil du site / Avignon 2009 / Rencontre avec Catherine Javaloyès

 

Pourquoi avez-vous décidé de vous rendre au festival d’Avignon avec Mon amour, la deuxième création de la compagnie Le Talon Rouge ?

 

Malgré la profusion de spectacles off et le contexte économique parfois difficile du festival, je suis convaincue qu’Avignon reste un lieu privilégié d’échanges et de contacts avec d’autres compagnies et d’autres régions. Jouer en Avignon, c’est être attentif aux réactions d’un public plus large et d’un public de professionnels, c’est trouver sa place dans des espaces de réflexion pour toujours affiner nos démarches et réinventer notre métier. C’est aussi la chance de jouer devant des acheteurs potentiels. On sait en effet que beaucoup de programmateurs de lieux de spectacles viennent y préparer leur saison théâtrale.

 

Aller au festival d’Avignon c’est un vrai défi ? 

Oui, c’est une aventure humaine et professionnelle. Nous partons avec une équipe très soudée. Nous avons fait le choix d’être présents sur la durée du festival. Nous jouerons au Théâtre des Lucioles, un lieu connu et reconnu du festival, tous les après-midi, ce qui représente 24 représentations à enchaîner pour la troupe !

 

Comment vous y préparez vous ? 

Nous y travaillons depuis le mois de janvier. Il y a en amont de l’évènement un important effort d’information auprès des professionnels qui seront présents, programmateurs et journalises spécialisés principalement. Sur place, pendant le festival, beaucoup se jouera autour d’une communication efficace via les affiches et les tracts et autour aussi du bouche à oreille.

 

Quels sont les enjeux pour la compagnie Le Talon Rouge ?  

Notre présence à Avignon va nous permettre de proposer Mon Amour dans la France entière et de donner une nouvelle dimension à notre compagnie. Je vois beaucoup de similitude entre la vie d’une petite entreprise et la vie d’une compagnie théâtrale professionnelle.

 

Certes, mais avec un projet de nature bien différente…  

Bien sûr